Nos adhérents

L’année 2007 marque le retour de la hausse du nombre d’adhérents + 0,63 %. Pour autant, toute la CFDT doit rester mobilisée pour pérenniser et poursuivre cette progression.

Les efforts engagés, notamment en matière de gestion de la clôture de l’exercice, depuis maintenant deux ans commencent à porter leurs fruits : après quatre années de baisse, la CFDT a réussi à inverser la tendance en 2007 avec une hausse de 0,63 % de ses adhérents. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 9 fédérations sur 15 sont en progression (contre 3 l’an dernier) et 13 unions régionales interprofessionnelles sur 22 (contre 11 en 2006). « C’est un résultat qui fait du bien, reconnaît Hervé Garnier, secrétaire national chargé du développement. Mais s’il est porteur d’espoir, il n’est cependant pas à la hauteur de nos ambitions. Il ne faut évidemment pas s’en contenter ! »

Quelque 601 syndicats sur 1142 ont clos l’exercice 2007 en positif, soit près de 100 de plus qu’il y a un an. « Il est important de relever que la majorité des syndicats qui progressent sont ceux qui ont un périmètre local ou départemental, ceux dont les équipes font de la proximité et ont de vraies stratégies de développement, explique Hervé Garnier. En revanche, ce sont les plus petits syndicats par le nombre d’adhérents qui ont le plus de difficultés à progresser. » D’une façon générale, l’année 2007 a été marquée par une forte augmentation du nombre d’adhésions. Mais en dépit des efforts des unions territoriales de retraités (UTR), les départs d’adhérents au moment du passage à la retraite restent trop élevés et constituent la première cause de départ de la CFDT. « L’ensemble de la CFDT doit au plus vite se saisir de cette question pour passer au mieux le cap du papy-boom », martèle Hervé Garnier.

Créer une nouvelle dynamique. Cette progression du nombre d’adhérents doit impérativement se poursuivre dans les années à venir. L’accord sur la modernisation du marché du travail et la position commune sur la représentativité sont, selon le secrétaire national, « des opportunités à saisir en matière de syndicalisation parce qu’ils marquent une évolution du dialogue social et imposent aux syndicats de réinvestir les entreprises pour conquérir leur légitimité. Il faut nous saisir de ces nouvelles règles pour remettre le développement au cœur de nos actions dans les entreprises ». C’est pourquoi, pour donner un nouveau souffle au développement syndical, la Confédération engage actuellement une réflexion afin d’imaginer de nouveaux services aux adhérents et revisiter nos pratiques syndicales. Ainsi, Hervé Garnier regrette que « proposer l’adhésion reste encore une affaire de spécialistes et ne soit pas devenu un réflexe naturel pour tous nos militants ». La démarche confédérale, qui doit se poursuivre jusqu’au prochain congrès, doit être le fondement d’une nouvelle dynamique de progression dans toute la CFDT.

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